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Contacts avec les végétaux : quels risques professionnels et comment les prévenir ?

Nombreuses sont les activités professionnelles obligeant à un contact direct avec les végétaux. Ces métiers exposent les travailleurs à différents risques professionnels qu’il convient d’évaluer, de prévenir et de maîtriser afin d’assurer la santé et la sécurité au travail. Découvrez nos conseils !

 

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Quelques exemples d’activités concernées :  

  • Les métiers de l’environnement ; 
  • L’apiculture ; 
  • L’horticulture ;  
  • La fleuristerie ; 
  • Le maraîchage ; 
  • La vente de fruits et légumes à l’étalage ou sur les marchés (insectes) ; 
  • Mais aussi le secteur du BTP ou l’entretien des espaces verts qui revient parfois aux gardiens d’immeuble.  

 

Les risques biologiques 

Les végétaux peuvent contenir des substances irritantes (par le biais d’épines de cactus, de rosiers, de plantes épineuses), allergisantes (pollens, fleurs, feuilles, racines, graines, poussières végétales, sève) ou phototoxiques déclenchant rougeurs et inflammation lors de l’exposition au soleil (c’est le cas de certaines plantes dont le céleri, le persil, les agrumes et les figuiers, qui sont largement utilisées dans l’alimentation). 

Tous les végétaux sont susceptibles d’entrainer une sensibilisation respiratoire professionnelle s’il sont manipulés en poudre ou sous forme d’un aérosol liquide.   

Les fleuristes et les horticulteurs travaillant en serres et les vendeurs de produits frais sont particulièrement exposés. 

Par exemple, le nettoyage des feuilles ou l’action de secouer les branches pour faire tomber la poussière suffit à induire une sensibilisation professionnelle. 

Les symptômes les plus courants sont les rhinites, l’asthme, les dermatites et les irritations oculaires.  

 

L’exposition aux végétaux s’accompagne aussi de risques liés à la faune présente dans ces milieux.

Les tiques 

Les tiques, notamment, vivent dans les hautes herbes et les forêts et peuvent transmettre la maladie de Lyme ou l’encéphalite à tiques (TBE) en cas de morsure. 

  • La maladie de Lyme se manifeste par une éruption cutanée caractérisée par un cercle rouge de quelques centimètres autour de la morsure. Négligée, elle peut évoluer quelques mois ou années plus tard vers une maladie invalidante (douleurs articulaires durables, paralysie partielle des membres, problèmes gastrointestinaux) ;  
  • La TBE se caractérise par un état grippal survenant une semaine après la morsure. Environ 25% des personnes touchées seront victimes d’une encéphalite. Il existe cependant un vaccin (Ticovac® ou Encépur®). 

Prévenir les risques : 

  • Utiliser un répulsif spécifique contre les tiques ;
  • Porter des vêtements couvrants ;
  • Mettre des chaussettes enserrant le bas du pantalon et des chaussures à tige montante. 

En cas de morsure, la tique doit être retirée très rapidement à l’aide d’un tire-tique. La lésion doit ensuite être désinfectée et surveillée. 

 

Les chenilles processionnaires 

Les chenilles processionnaires du pin sont présentes de janvier à avril et celles du chêne sont actives d’avril à juillet. Elles mesurent 40 mm au stade adulte, sont de couleur brune noirâtre avec des tâches rougeâtres sur le dos et les flancs et jaune sur le ventre. Elles vivent en groupe, circulent en procession et construisent des nids de soies aux extrémités des branches de pin et de cèdre.  

La période la plus dangereuse pour l’homme se situe entre janvier et maimois pendant lesquels les chenilles quittent le nid (procession de nymphose) et se retrouvent au sol.  

Ces chenilles sont recouvertes de soies très urticantes qui se détachent facilement et sont transportées par le vent. Ces poils peuvent occasionner des symptômes parfois graves chez l’homme : irritation des voies respiratoires, difficulté à respirer, voire détresse respiratoire, conjonctivites avec larmoiement, éruption cutanée accompagnée de fortes démangeaisons.  

Prévenir les risques :  

  • Eviter le travail isolé si possible ou mettre à disposition des salariés des moyens d’alerte rapides ; 
  • Porter des équipements individuels de protection :  vêtements longs, couvre-chef, chaussures à tige montante ; 
  • Laver les fruits et les légumes récoltés à proximité d’arbres infectés ; 
  • Former des secouristes et assurer le recyclage régulièrement ; 
  • Afficher les numéros d’urgence (15 ou 112). 

 

Les risques chimiques 

Les risques chimiques résultent principalement de l’utilisation de substances nécessaires à l’entretien, à la production ou à l’hygiène. 

Dans les secteurs agricoles et les espaces verts, l’usage de pesticides, herbicides et autres traitements phytosanitaires expose les travailleurs à des substances potentiellement toxiques. Une exposition répétée, même à faible dose, peut avoir des effets à long terme sur la santé, notamment des troubles neurologiques, respiratoires ou hormonaux, voire des troubles de la reproduction. 

 

Les risques physiques et traumatiques générateurs d’accidents de travail ou de maladies professionnelles  

  • Le travail sur sol glissant ou le travail en hauteur (échelles, nacelles, cordes) avec une utilisation concomitante d’outils pointus, coupants et tranchants exposent à des risques d’accidents responsables de chutes, fractures et blessures susceptibles de s’infecter secondairement ;
  • Le port de charges lourdes de manière répétée (matériel d’entretien des parcs et jardins, sac d’engrais ou de terreau, rouleaux de grillage, bidons de produits phytosanitaires, pots, jarres ou vases de fleurs de tailles variées dont certains de grande contenance) ;
  • La station debout prolongée, le piétinement au cours de diverses activités, les positions inconfortables comme la station accroupie ou à genoux maintenue pendant longtemps (rempotage des plantes) ;
  • Les expositions aux venins d’hyménoptères (abeilles, guêpes, fourmis, frelons), susceptibles d’induire une réaction locale passagère durant quelques heures, ou loco-régionale en cas d’allergie, voire de choc anaphylactique menaçant le pronostic vital.

Le saviez-vous ? Les serpents sont responsables d’une importante morbidité, voire mortalité. 300 morsures de vipères sont recensées en France chaque année.  

 

Les risques climatiques 

L’exposition aux fortes chaleurs ou au soleil direct favorise l’apparition de coups de chaleur, d’insolation, de déshydratation et de coups de soleil avec risque de cancérisation.  

 

Les risques psychosociaux  

Les conditions climatiques inhabituelles peuvent compromettre les récoltes et fragiliser les entreprises engendrant chez les exploitants mal-être, dépression et burn-out. 

 

Des mesures de prévention et de protection 

La prévention est essentielle pour limiter les dangers liés à ces métiers. Elle repose sur plusieurs axes : 

  • Formation aux bonnes pratiques et aux risques du métier ; 
  • Mise à disposition d’équipements de protection individuelle adaptés aux travaux et à la saison ; 
  • Aménagement de vestiaires à deux compartiments : l’un pour les vêtements de ville et l’autre pour les vêtements de travail ; 
  • Mise en place d’une trousse d’urgence contenant un kit d’adrénaline (en cas de choc anaphylactique) ; 
  • Affichage des numéros d’urgence 15 ou 112 ; 
  • Nettoyage régulier des locaux et respect strict des règles d’hygiène et de sécurité ; 
  • Suivi médical régulier des salariés (contrôle des vaccinations en fonction des situations et recherche de l’étiologie des symptômes par des tests allergologiques)  
  • Formation de secouristes et recyclage régulier ; 
  • Évitement du travail isolé ou mise en place de moyens efficaces d’appel (téléphone d’alerte) ; 
  • Aménagement ergonomique des postes de travail. 

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Plus d’informations sur la prévention des risques professionnels 

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