Les nouveaux arrivants dans l’entreprise et les intérimaires sont les plus exposés aux accidents du travail. Suivez nos conseils pour améliorer leur sécurité au travail !
Une population particulièrement exposée
Près de 15% des accidents du travail graves ou mortels se produisent dans les trois premiers mois qui suivent l’entrée dans l’entreprise, d’après l’Agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail (Anact). Selon l’Institut national de recherche et de sécurité pour la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles (INRS), les jeunes de moins de 25 ans ont 2,5 fois plus souvent des accidents du travail que l’ensemble des salariés, tous secteurs d’activité confondus.
Cette vulnérabilité s’explique par une méconnaissance du poste, une évaluation insuffisante des dangers et un manque d’expérience dans la prévention des risques professionnels.
Le travail intérimaire augmente également l’exposition aux risques. Par exemple, dans le secteur de la logistique et des transports, les travailleurs intérimaires représentent 10% des salariés et 28% des accidents du travail (revue “Travail et Sécurité” de l’INRS, n° 849, juin 2023).
La prise en compte des risques professionnels susceptibles de nuire à la sécurité et à la santé des salariés relève de la responsabilité de l’employeur.
Que doit faire l’employeur ?
Prévoir l’intégration de nouveaux arrivants
Mettre en œuvre une procédure d’accueil à l’arrivée des nouveaux salariés
1/ Présenter l’entreprise aux nouveaux arrivants et les intégrer dans la communauté de travail :
2/ Leur faire découvrir leur poste de travail et son environnement, et les informer des risques et des moyens de s’en prémunir par une formation adaptée :
Rappel : en ce qui concerne les salariés intérimaires, la fourniture des équipements de protection individuelle (EPI) est en principe à la charge de l’entreprise utilisatrice, en règle générale, l’agence d’intérim assume la prise en charge des chaussures de sécurité ainsi que du casque.
3/ Former les nouveaux arrivants à l’utilisation des équipements de protection collective (échafaudage, garde-corps…) et aux équipements de protection individuelle (masque, gants, chaussures de sécurité…) :
4/ Tenir compte de la condition physique des travailleurs avant de les exposer à des conditions de travail difficiles (températures extrêmes, station debout prolongée, travail en hauteur, port de charges lourdes…) et vérifier que le nouvel embauché est à jour de sa visite médicale de santé au travail.
Vérifier la validité de son attestation de non contre-indication médicale à la conduite de certains équipements et/ou au travail sous tension et au voisinage de pièces sous tension.
Vous souhaitez être accompagné dans la prévention des accidents du travail ? Contactez votre service de prévention et de santé au travail ACMS. Un atelier d’information et de prévention (AIP) intitulé « Le Document unique, une démarche de prévention » est disponible pour vous aider à initier la démarche.
Plus d’informations sur l’aide à l’élaboration du Document unique (DUERP)