Les consommations de substances psychoactives (SPA), qu’elles soient légales (alcool, médicaments psychotropes) ou illicites (cannabis, cocaïne, opiacés, nouveaux produits de synthèse), représentent un enjeu majeur de santé et de sécurité au travail.
(Re)découvrez les risques associés en milieu professionnel ainsi que les leviers d’action et conseils pour mieux prévenir ces situations au sein de votre organisation.
Quels sont les facteurs de risques qui favorisent les consommations ?
Les consommations de substances ne sont pas le seul fait de caractéristiques individuelles et elles ne s’arrêtent pas aux portes de l’entreprise. L’environnement de travail lui-même peut favoriser des consommations de psychotropes.
On distingue deux grandes catégories de facteurs :
1. Les facteurs liés à l’organisation du travail
2. Les facteurs liés à la culture d’entreprise
Quelles sont les conséquences de ces consommations ?
Au-delà des conséquences à l’échelle individuelle sur la santé physique (maladies, cancers) et mentale (apparition ou aggravation de troubles psychiques), les consommations peuvent avoir de multiples impacts à l’échelle de l’entreprise :
Sécurité : hausse des accidents du travail et des incidents (l’alcool est impliqué dans 15 à 20 % des arrêts de travail) ;
Social : violences physiques et psychiques, dégradation du climat d’équipe, augmentation des risques psychosociaux ;
Performance : baisse de productivité, erreurs, absentéisme répété ;
Financier : coûts directs (arrêts de travail ou de maladie) et indirects (turnover, remplacement, perte de qualité) ;
Juridique : responsabilité pénale de l’employeur en cas d’accident lié à une consommation tolérée.
Le saviez-vous ?
L’employeur a une obligation de sécurité de résultat envers ses salariés (article L. 4121-1 du Code du travail). En cas d’accident impliquant un salarié sous l’emprise d’une substance psychoactive, sa responsabilité civile et pénale peut être engagée notamment si des signes d’alerte étaient visibles et qu’aucune mesure n’avait été prise.
Le dépistage (alcootest, test salivaire) est possible sous conditions : il doit figurer dans le règlement intérieur, être proportionné aux fonctions exercées (postes de sécurité en priorité), et respecter les droits du salarié (possibilité de demander une contre-expertise).
Comment agir concrètement ?
La prévention des consommations de SPA repose sur une démarche de prévention des risques et de promotion de la Qualité de vie et des conditions de travail (QVCT). Elle doit être collective et impliquer l’ensemble des acteurs : employeurs, représentants du personnel, salariés et Service de prévention et de santé au travail (SPST).
1. Établir un état des lieux
2. Mettre en place une politique claire
3. Agir sur les facteurs organisationnels
4. Accompagner les salariés en difficulté
Le rôle du Service de prévention et de santé au travail (SPST)
Votre SPST est un partenaire de terrain pour vous accompagner dans cette démarche :
Votre entreprise n’a pas encore de politique formalisée sur les consommations de substances psychoactives ? C’est le bon moment pour commencer !
Contactez votre Service de prévention et de santé au travail ACMS pour :