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Handicap et emploi : comment l’ACMS agit au quotidien pour l’inclusion

À l’occasion de la 30e édition de la Semaine européenne pour l’emploi des personnes handicapées (SEEPH), qui se tiendra du 16 au 22 novembre 2026, l’ACMS souhaite mettre en lumière son engagement en faveur d’un environnement de travail inclusif, accessible et respectueux de chacun.

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Depuis plusieurs années, l’association développe une politique visant à favoriser l’insertion professionnelle et le maintien dans l’emploi des personnes en situation de handicap, dans le prolongement de ses missions de prévention et d’accompagnement.

Une politique handicap inscrite dans la durée 

Dès 2012, l’ACMS s’est dotée d’une Charte du handicap qui repose sur plusieurs principes fondamentaux :

  • garantir l’égalité des chances et la non-discrimination ;
  • proposer un accompagnement individualisé ;
  • aménager et adapter les postes de travail aux besoins des salariés ;
  • assurer un suivi régulier de leur intégration et des actions mises en place ;
  • sensibiliser les managers et l’ensemble des collaborateurs aux enjeux du handicap.

Les employeurs d’au moins 20 salariés sont soumis à l’Obligation d’emploi des travailleurs handicapés (OETH), qui fixe un objectif de 6 % de travailleurs en situation de handicap dans l’effectif moyen annuel. À l’ACMS, ce taux atteint près de 10 %. Les salariés concernés occupent différents postes en CDI, CDD, intérim, alternance, stage ou dans le cadre de dispositifs d’insertion professionnelle.

 

Handicap : dépasser les idées reçues

Lorsque l’on parle de handicap, l’image d’une personne en fauteuil roulant vient souvent spontanément à l’esprit. Pourtant, 80 % des handicaps déclarés en France sont invisibles. On les distingue généralement en quatre grandes familles : 

  • Les handicaps cognitifs : troubles DYS (dyslexie, dyspraxie, dyscalculie), troubles du spectre de l’autisme sans déficience intellectuelle, troubles de l’attention ou de la mémoire…
  • Les maladies chroniques ou invalidantes : diabète, épilepsie, endométriose, fibromyalgie, cancers…
  • Les troubles psychiques : dépression, troubles bipolaires ou anxieux…
  • Les déficiences sensorielles : troubles de l’audition ou de la vue…

Cette diversité rappelle que le handicap recouvre des réalités très différentes et nécessite une approche individualisée. 

 

Des mesures adaptées à chaque situation

Pour informer et orienter les salariés concernés, l’ACMS mobilise plusieurs acteurs :

  • le référent handicap ;
  • le médecin du travail ;
  • le service des ressources humaines ;
  • le service social.

L’association développe également des partenariats départementaux avec des organismes spécialisés dans l’accompagnement, la formation et l’insertion professionnelle des personnes en situation de handicap, tels que Cap emploi, l’Agefiph (Association de gestion du fonds pour l’insertion professionnelle des personnes handicapées) ou encore des ESAT (Établissements ou services d’aide par le travail).

Selon les besoins identifiés, différentes mesures peuvent être mises en place : aménagement du poste de travail, mise à disposition d’aides techniques ou matérielles, adaptation de l’organisation du travail, actions de reconversion professionnelle ou encore travaux visant à améliorer l’accessibilité des locaux.

Afin de tenir compte des contraintes liées aux démarches administratives et médicales, l’ACMS accorde aux salariés bénéficiant d’une Reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé (RQTH), ou engagés dans une démarche de reconnaissance auprès des Maisons départementales des personnes handicapées (MDPH), quatre demi-journées par an, assimilées à du temps de travail effectif et rémunérées comme telles.


La RQTH est attribuée par la Commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH). Elle permet aux personnes dont l’état de santé a des répercussions durables sur leur activité professionnelle de bénéficier de solutions adaptées à leurs besoins. 

 Pourtant, la RQTH reste encore un sujet tabou en entreprise. Certains salariés hésitent à entreprendre la démarche de déclaration auprès de l’employeur par crainte de la stigmatisation, des stéréotypes liés au handicap ou d’un impact négatif sur leur carrière. Or, elle est strictement confidentielle (les salariés concernés n’ont aucune obligation d’en informer leur employeur ou leurs collègues s’ils ne le souhaitent pas) et ne remet nullement en cause la capacité à travailler. Elle constitue, au contraire, un levier pour le maintien dans l’emploi. 


 

Changer le regard sur le handicap 

 L’inclusion repose avant tout sur une meilleure connaissance des réalités du handicap. Parce qu’il est souvent invisible, méconnu ou source d’idées reçues, le handicap mérite d’être abordé avec davantage de dialogue, d’écoute et de compréhension. À l’occasion de la 30e Semaine européenne pour l’emploi des personnes handicapées, l’ACMS souhaite rappeler qu’il est nécessaire de faire évoluer durablement les pratiques et le regard porté sur le handicap.

Vous avez des questions sur l’intégration, l’accompagnement ou le maintien à l’emploi d’un salarié en situation de handicap ? Les équipes de votre Service de prévention et de santé au travail ACMS sont à votre disposition pour vous conseiller.  

Pour approfondir le sujet, vous pouvez aussi vous inscrire à notre Atelier d’information et de prévention (AIP) sur le handicap au travail. 

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