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Hyperconnexion au travail : quand rester joignable devient un danger 

Consulter ses mails à toute heure, répondre immédiatement aux sollicitations ou rester connecté en dehors du temps de travail : l’hyperconnexion peut nuire à la santé physique et mentale des salariés, tout en impactant la qualité du travail. L’hyperconnexion n’est pas une fatalité : découvrez nos conseils pour y remédier.

 

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Qu’est-ce que l’hyperconnexion ?  

Dépendance permanente aux écrans, mails à toute heure, notifications perpétuelles, engendrant des interruptions substantielles dans le travail quotidien et la vie personnelle : toutes ces « habitudes » ne sont pas sans conséquences sur la santé physique et mentale des employés, y compris des cadres ou des managers. 

Selon une enquête réalisée en 2025 par Microsoft dans 31 pays dont la France, un employé reçoit 117 mails et 153 messages Teams par jour. Concernant les dirigeants, ce sont par jour, 300 mails reçus et 78 envoyés !  Le télétravail ne serait pas protecteur, la frontière s’estompant entre vie privée et vie professionnelle. D’après une étude menée par Odoxa en 2020, pas moins de 80 % des personnes interrogées considéraient que le télétravail augmentait les risques relatifs à l’hyperconnexion. 

Pour certains, la pratique devient addictogène, se manifestant par un besoin compulsif, un usage chronique et surtout une perte de contrôle, dans la crainte de manquer une information.  

 

Quelques chiffres : 

  • 40% des employés consulteraient leurs mails avant 6 h du matin et 29% vers 22 heures ; 
  • Les Français passeraient 56h par semaine au moins devant un écran, soit plus que leur temps de sommeil (49 à 52 h). 

En plus de l’hyperconnexion liée au travail, s’ajoutent l’utilisation des écrans pour les contacts personnels, les réseaux sociaux et les jeux numériques 

 

Les symptômes liés à l’hyperconnexion    

Selon une étude réalisée par Viavoice pour le cabinet de conseil en prévention santé Verbateam, auprès de 1 000 personnes : 

  • 76% des répondants se plaignent de troubles du sommeil ; 
  • 77% de difficultés de concentration ; 
  • 78% d’un sentiment de pression constante, de stress ou d’anxiété. 

A cela s’ajoutent : 

  • La fatigue visuelle : picotements, sécheresse des yeux ou rougeurs ; 
  • Les troubles musculosquelettiques liés à la posture : douleurs des épaules, des poignets, des cervicales, du dos, des coudes et des poignets ; 
  • L’augmentation de la sédentarité induisant surpoids, obésité, diabète et hypertension artérielle. 

L’hyperconnexion entraîne des effets psychologiques et physiques délétères, altère la santé des salariés, affecte la qualité du travail et fragilise les relations entre collègues, au risque de favoriser l’isolement, l’agressivité et l’absentéisme. 

 

Comment prévenir l’hyperconnexion ?    

  • Eviter la banalisation, voire la valorisation de l’hyperconnexion ;
  • Utiliser des  autotests  pour évaluer la dépendance ;
  • Favoriser l’ergonomie des postes de travail ;
  • Promouvoir l’interdiction de déjeuner devant son ordinateur ;
  • Favoriser les moments de détente conviviaux (machines à café, marche dans un parc à la pause déjeuner…) ;
  • Inciter à la mobilité et aux échanges en face à face ;
  • Imposer la désactivation des notifications des mails professionnels pendant les week-ends et les vacances ;
  • S’assurer que le droit à la déconnexion (loi du 8 août 2016), obligatoire dans les entreprises de 50 salariés et plus, est bien effectif et respecté ;
  • Déconseiller aux salariés de se connecter, voire de répondre aux sollicitations en dehors de leur temps de travail.

Vous souhaitez lutter contre l’hyperconnexion qui fragilise les salariés et pénalise l’entreprise ? Prenez contact avec votre Service de prévention et de santé au travail ACMS. Les équipes pluridisciplinaires seront à votre écoute pour vous aider et vous conseiller. 

 Plus d’informations sur la prévention des risques professionnels