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Exposition aux animaux :quels risques et quelles précautions ?

Morsures, griffures, coups, infections… Le travail au contact des animaux n’est pas sans danger. Derrière des gestes du quotidien peuvent se cacher des risques bien réels. Faites le point et découvrez les conseils essentiels pour travailler en toute sécurité.

 

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L’exposition aux animaux entraine des risques professionnels tels que des morsures, griffures, coups de sabot ou de cornes, voire écrasements susceptibles d’entrainer des blessures gaves, parfois compliquées d‘infections.  Les blessures les plus conséquentes sont occasionnées par les chiens, les chats, les rongeurs, le bétail, les vipères mais aussi les poissons exotiques ou les scorpions.  

 

Les activités professionnelles exposées au contact direct avec les animaux  

  • L’élevage ; 
  • Les soins vétérinaires ; 
  • Le travail en refuges ou parcs animaliers ; 
  • Les zoos ; 
  • Les abattoirs ; 
  • Les travaux en forêt ; 
  • L’équarrissage. 

 

Les risques professionnels   

  • Les risques physiques et traumatiques générateurs d’accidents de travail 

– Troubles musculosquelettiques (TMS) du fait de port de charges lourdes, de positions contraignantes inconfortables, de gestes répétitifs, de station debout prolongée entrainant des douleurs chroniques au niveau du dos, des épaules et des membres supérieurs 

– Risque de chute lors du travail sur des sols glissants ou travail en hauteur sur des échelles  

– Risque de blessure ou d’accident lors d’utilisation d’outils piquants, coupants, tranchants ou de machines motorisées   

  • Les risques biologiques 

Une exposition aux agents pathogènes bactéries, virus, parasites, champignons susceptibles d’être transmis à l’homme 

Le risque est de développer:  

  • Une maladie infectieuse (appelée zoonose) transmissible de l’animal à l’homme, par contact avec la peau, le nez, la bouche, les yeux, ou par l’inhalation de poussières contaminées, par les mains souillées portées à la bouche, mais aussi par morsure ou griffure ;
    Exemples de zoonoses : grippe aviaire, grippe porcine, rage, brucellose.
  • Une maladie à transition vectorielle : maladie causée par un germe pathogène véhiculé et inoculé par un vecteur (moustique, phlébotome, tique, punaise…) .
    Exemples de maladies à transmission vectorielle : Chikungunya, Dengue, Zika, maladie de Lyme, paludisme.

 

Un développement de pathologies cutanées et d’allergies professionnelles  

Les mammifères sont les principaux animaux incriminés dans les urticaires de contact et /ou les dermatites de contact aux protéines chez les vétérinaires et soigneurs d’animaux.  Les sources d’allergènes sont variées: peau, salive, lait, liquide amniotique, sang, urines… Ces mêmes travailleurs peuvent aussi se sensibiliser aux médicaments vétérinaires utilisés en thérapeutique ou comme additifs alimentaires (promoteurs de croissance, antibiotiques).    

Les poils etles squames d’animaux ajoutés aux désinfectants, détergents peuvent entrainer des dermatites de contact d’irritation, favorisées par un travail en milieu humide.  

De nombreuses dermatites allergiques sont en lien avec les protéines d’origine animale, les médicaments, les biocides contenus dans les désinfectants et les additifs du caoutchouc.  

  • Les risques chimiques 

Les produits de nettoyage et de désinfection utilisés régulièrement par les professionnels travaillant avec des animaux. 

Une erreur de manipulation ou un manque de protection peuvent provoquer des irritations, des brûlures chimiques ou des troubles respiratoires.  

Le formaldéhyde (formol) retrouvé dans de nombreux désinfectants utilisés dans certains élevages, ou encore dans des laboratoires : les procédés employant cette substance ont été classés cancérogènes par arrêté du 13 juillet 2006.  

  • Les risques psychosociaux   

Ils sont générés par la pénibilité physique, les horaires atypiques, la pression économique, l’exigence de rendement et peuvent engendrer un stress important. 

Dans les métiers liés aux soins animaliers, la confrontation régulière à la souffrance ou à la mort des animaux peut entraîner une charge émotionnelle et favoriser l’épuisement professionnel. 

 

Les mesures de prévention et de protection  

 Elles reposent sur plusieurs axes : 

  • La formation aux bonnes pratiques et aux risques du métier (prudence vis-à-vis des produits pharmaceutiques, réduction du contact cutané avec les irritants et éviction totale des allergènes) ; 
  • La mise à disposition d’équipements de protection individuelle adaptés aux activités ; 
  • L’aménagement de vestiaires à double compartiment : l’un pour les vêtements de ville et l’autre pour les vêtements de travail ;
  • Le nettoyage régulier des locaux et le respect strict des règles d’hygiène et de sécurité ; 
  • Le suivi médical régulier des salariés (contrôle des vaccinations en fonction des situations, et recherche de l’étiologie des symptômes par des tests allergologiques) ; 
  • La formation de secouristes et le recyclage régulier ; 
  • L’évitement du travail isolé ou la mise en place de moyens efficaces d’appel (téléphone d’alerte) ; 
  • L’aménagement ergonomique des postes de travail. 

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Plus d’informations sur la prévention des risques professionnels 

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