Morsures, griffures, coups, infections… Le travail au contact des animaux n’est pas sans danger. Derrière des gestes du quotidien peuvent se cacher des risques bien réels. Faites le point et découvrez les conseils essentiels pour travailler en toute sécurité.
L’exposition aux animaux entraine des risques professionnels tels que des morsures, griffures, coups de sabot ou de cornes, voire écrasements susceptibles d’entrainer des blessures gaves, parfois compliquées d‘infections. Les blessures les plus conséquentes sont occasionnées par les chiens, les chats, les rongeurs, le bétail, les vipères mais aussi les poissons exotiques ou les scorpions.
Les activités professionnelles exposées au contact direct avec les animaux
Les risques professionnels
– Troubles musculosquelettiques (TMS) du fait de port de charges lourdes, de positions contraignantes inconfortables, de gestes répétitifs, de station debout prolongée entrainant des douleurs chroniques au niveau du dos, des épaules et des membres supérieurs
– Risque de chute lors du travail sur des sols glissants ou travail en hauteur sur des échelles
– Risque de blessure ou d’accident lors d’utilisation d’outils piquants, coupants, tranchants ou de machines motorisées
Une exposition aux agents pathogènes bactéries, virus, parasites, champignons susceptibles d’être transmis à l’homme
Le risque est de développer :
Un développement de pathologies cutanées et d’allergies professionnelles
Les mammifères sont les principaux animaux incriminés dans les urticaires de contact et /ou les dermatites de contact aux protéines chez les vétérinaires et soigneurs d’animaux. Les sources d’allergènes sont variées : peau, salive, lait, liquide amniotique, sang, urines… Ces mêmes travailleurs peuvent aussi se sensibiliser aux médicaments vétérinaires utilisés en thérapeutique ou comme additifs alimentaires (promoteurs de croissance, antibiotiques).
Les poils et les squames d’animaux ajoutés aux désinfectants, détergents peuvent entrainer des dermatites de contact d’irritation, favorisées par un travail en milieu humide.
De nombreuses dermatites allergiques sont en lien avec les protéines d’origine animale, les médicaments, les biocides contenus dans les désinfectants et les additifs du caoutchouc.
Les produits de nettoyage et de désinfection utilisés régulièrement par les professionnels travaillant avec des animaux.
Une erreur de manipulation ou un manque de protection peuvent provoquer des irritations, des brûlures chimiques ou des troubles respiratoires.
Le formaldéhyde (formol) retrouvé dans de nombreux désinfectants utilisés dans certains élevages, ou encore dans des laboratoires : les procédés employant cette substance ont été classés cancérogènes par arrêté du 13 juillet 2006.
Ils sont générés par la pénibilité physique, les horaires atypiques, la pression économique, l’exigence de rendement et peuvent engendrer un stress important.
Dans les métiers liés aux soins animaliers, la confrontation régulière à la souffrance ou à la mort des animaux peut entraîner une charge émotionnelle et favoriser l’épuisement professionnel.
Les mesures de prévention et de protection
Elles reposent sur plusieurs axes :
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