Depuis la loi du 11 octobre 1946, rendant obligatoire la médecine du travail, le monde du travail s’est considérablement modifié et de nombreuses évolutions de la législation ont été enregistrées transformant peu à peu le concept de «médecine du travail» en «santé au travail» (loi de modernisation sociale, 17 janvier 2002). Aujourd’hui, la «médecine du travail» ne peut plus se résumer à la détermination de l’aptitude du salarié à son poste dans l’entreprise (la traditionnelle visite médicale).
Elle doit être pensée dans une approche globale, collective et pluridisciplinaire.
Les tendances amorcées au cours des deux dernières décennies ont abouti au décret du 28 juillet 2004 qui marque un point d’inflexion majeur dans l’histoire de la santé au travail et qui s’inscrit dans un contexte législatif fortement rénové : réforme de l’Assurance maladie, plan national santé-environnement, loi de santé publique, loi pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées...
Évaluation des risques, promotion de la culture de prévention, contribution des médecins du travail à la veille sanitaire en milieu professionnel... autant d’axes de progrès qui supposent une évolution des pratiques et des comportements.