Prévention et pistes d’améliorations

L’Institut National de Recherche et de Sécurité (INRS) dans son guide ED 997 intitulé « Technique de réduction du bruit en entreprise » propose une série de fiches techniques détaillant des solutions de réduction du bruit à la source, d’actions sur la propagation du bruit.

www.inrs.fr

Dans le champ Recherche, préciser ED 997.

Dans le champ Recherche, préciser ND 2334 pour la brochure sur l’évaluation de l’affaiblissement réel in situ des bouchons moulés individualisés.

Dans le champ Recherche, préciser ED 808 pour la brochure « Réduire le bruit en entreprise ».

L’INRS propose un dossier complet sur le Bruit :

http://www.inrs.fr/inrs-pub/inrs01.nsf/IntranetObject-accesParReference/INRS-FR/$FILE/fset.html

D’après l’article R.4434-1 du code du travail, la réduction des risques d'exposition au bruit se fonde sur, notamment :

  1. La mise en oeuvre d'autres procédés de travail ne nécessitant pas d'exposition au bruit ou nécessitant une exposition moindre ; Exemple
  2. Le choix d'équipements de travail appropriés émettant, compte tenu du travail à accomplir, le moins de bruit possible ; Exemple
  3. Dans le cas d’équipements de travail utilisés à l’extérieur des bâtiments, la possibilité de mettre à la disposition des travailleurs des matériels conformes aux dispositions prises en application du décret n° 95-79 du 23 janvier 1995 concernant la lutte contre le bruit et relatif aux objets bruyants et aux dispositifs d'insonorisation ;
  4. La modification de la conception et de l'agencement des lieux et postes de travail ;
  5. L'information et la formation adéquates des travailleurs afin qu'ils utilisent correctement les équipements de travail en vue de réduire au minimum leur exposition au bruit ; Exemple
  6. Des moyens techniques pour réduire le bruit aérien en agissant sur son émission, sa propagation, sa réflexion, tels que réduction à la source, écrans, capotages, correction acoustique du local ; Exemple
  7. Des moyens techniques pour réduire le bruit de structure, par exemple par l'amortissement ou par l'isolation ;
  8. Des programmes appropriés de maintenance des équipements de travail et du lieu de travail ;
  9. La réduction de l'exposition au bruit par une meilleure organisation du travail, en limitant la durée et l'intensité de l'exposition et en organisant convenablement les horaires de travail, en prévoyant notamment des périodes de repos.

 


Exemple de changement de procédé

Cette entreprise de fabrication d’éléments préfabriqués en béton assure entre autre la fabrication de poutres en béton de grande longueur.

Traditionnellement, ce type d’industrie est reconnu comme bruyante. Initialement, l’exposition quotidienne des opérateurs qui assurent entre autre le vibrage du béton avec une aiguille pneumatique, lors de la coulée du béton pour assurer la répartition des granulats dans le volume du moule, se situe à environ 98-99 dB(A).

L’entreprise travaille depuis longtemps sur des formulations de béton « autoplaçants » ou « autonivelants » qui ne nécessite plus de vibrage pneumatique. Après homologation du nouveau procédé et de la formule par les organismes officiels, le nouveau produit est enfin passé en production. Résultat : il n’y a plus de vibrage. L’exposition quotidienne des opérateurs a alors nettement diminué à 87 dB(A).

Le bruit est encore très présent en raison des travaux de finition réalisés sur la poutre au moment du démoulage (découpage des ferrailles à la meule rotative entre autre).

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Exemple de choix de matériel

Cette entreprise fabrique des poudres lavantes pour les utilisations non-ménagères.

Dans le cours des étapes, après le mélangeage des constituants, les poudres sont stockées temporairement dans un container (une poche plastique dans un cadre métallique) qui sera vidé par le bas pour permettre le conditionnement des produits finis.

La vidange finale est initialement facilitée par la mise en vibration de l’ensemble du container. Cette phase est particulièrement bruyante (89 à 91 dB(A) en fonction du mode et de la phase de mise en vibration), ce qui est d’autant plus mal ressenti par les opérateurs, car c’est réellement la seule activité bruyante de cette partie des ateliers. Mais, l’action est répétitive et automatique, donc particulièrement gênante, plus que dangereuse (l’exposition quotidienne de ce poste ne dépasse pas le seuil de 85 dB(A) réglementaire).

Des essais ont été menés pour réduire la vibration du container (raidisseurs, calage de la poche plastique…). Mais ces méthodes ne sont pas satisfaisante et ne conduisent à réduire le niveau de bruit que d’approximativement 1,7 dB(A).

En finale, après d’autres études, il est décidé de chercher à réduire la durée de mise en vibration. Jusqu’alors, la vibration était déclenchée et arrêtée par une temporisation, largement surdimensionnée pour assurer de la vidange complète.

Dans le nouveau système, l’ensemble vibrant et le container sont montés sur pesons permettant de connaître le poids de poudre restant dans le container de ne déclencher la mise en vibration qu’à un certain taux de vidange déjà très avancé et d’arrêter automatiquement la vibration dès que le container est vide.

Résultat la durée de vibration est considérablement réduite. L’exposition quotidienne de ce poste est abaissée d’environ 3 dB(A). Toutefois, au-delà de la valeur, c’est le confort et le ressenti de l’opérateur qui ont été améliorés.

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Exemple de modification d’aménagement de postes

L’aménagement de poste permet de réduire le bruit dans un local essentiellement en jouant sur la propagation aérienne du bruit.

Exemple de réduction de propagation aérienne

Cet établissement administratif recevant du public est confronté en permanence au bruit qui occasionne une gêne, tant pour le public (qui est pourtant la source du bruit en question à travers ses conversations, pendant les phases d’attente) que pour le personnel.

En effet, les bureaux (zone privative des personnels de l’établissement) donnent directement sur la mezzanine qui surplombe le local d’accueil et d’attente du public. De plus, le local simplement mais joliment décoré est installé directement sous la pente du toit pour profiter du volume disponible. Ce toit joue alors le rôle de miroir acoustique et renvoie le bruit émis par les conversations directement vers les bureaux privatifs de la mezzanine. La mesure du temps de réverbération confirme cette situation.

La proposition est faite de traiter le plafond (constitué par la pente du toit) avec des matériaux absorbant les ondes sonores. La responsable HSE choisit de traiter également une partie des murs qui constituent les pignons du bâtiment.

Résultats : le temps de réverbération passe de 1,3 à 0,43 seconde (à 1000 Hz), ce qui réduit considérablement le volume sonore du local. La propagation privilégiée précédemment est réduite et donc les personnels dont le bureau donne sur la mezzanine, ne sont plus gênés, même porte ouverte.

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Exemple d’information à l’utilisation des matériels

Sensibilisation à l’usage intempestif des soufflettes (nettoyage de pièces en sortie de machines à commande numérique, opérations de séchage).

Sensibilisation manutention pour éviter le claquage des palettes.

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