Questions & Réponses
L’histoire de l’ACMS depuis 1945
Plus de 60 ans d’évolution de la santé au travail
Service interentreprises de médecine du travail de la région parisienne, l’ACMS est officiellement créée le 9 mai 1945, à l’initiative du Groupe des Industries Métallurgiques.
Initialement installée à Paris, l’Association s’étend peu à peu sur l’Île-de-France. Elle met bientôt à la disposition de ses adhérents son centre d’examens complémentaires (1947) et ses trois premiers centres mobiles (1954). Au fil des années, l’ACMS cherchera toujours à anticiper l’évolution nécessaire des services de santé au travail.
En 1970, l’ACMS passe le cap des 500 000 salariés suivis
A cette époque, le médecin du travail devient un véritable spécialiste et son action sur le lieu de travail se développe considérablement.
Pour l’accompagner, l’ACMS :
- met en place des sessions d’information ;
- crée le poste de conseiller de sécurité (1971) ;
- renforce son Centre de documentation médicale ;
- installe la première équipe de médecins animateurs (1972) ;
- accueille son premier médecin ergonome (1976)...
Le grand tournant des années 90
Le début des années 90 voit l’arrivée de la micro-informatique. La première application permet de suivre l’activité des secteurs et de produire le rapport annuel de chaque médecin.
En 1993, la création du Comité d’études épidémiologiques et du Groupe d’études ergonomiques et pluridisciplinaires (GEEP) vient renforcer les capacités d’expertise de l’ACMS.
En 1995, l’ACMS propose à ses adhérents deux modules de formation : «Gestes et postures» et «Sauvetage-Secourisme du travail».
En 1998, elle est agréée pour le suivi des travailleurs des entreprises extérieures intervenant dans les installations nucléaires de base (INB) et exposés aux rayonnements ionisants.
Le millénaire des partenariats et d’internet
En 2002, l’ACMS signe sa première convention avec la CRAMIF (Caisse régionale d’assurance maladie d’Île-de-France) ; les deux partenaires vont engager un ensemble d’études et d’actions ciblées de prévention des risques dans les entreprises, en relation avec les représentants des branches professionnelles (pressing, garages…). Cette même année, l’ACMS met en ligne son site intranet qui va s’imposer comme l’une des pièces maîtresses de son système d’information.
En février 2004, c'est le site internet qui est inauguré.
Au moment où la réforme de la santé entre en vigueur (décret du 28 juillet 2004), l’ACMS se prépare à célébrer son soixantième anniversaire et, à cette occasion, publie un ouvrage relatant son histoire et celle de la médecine du travail.
En 2006, l’ACMS et l’ARACT (Agence régionale pour l’amélioration des conditions de travail) d’Île-de-France signent une convention de partenariat. L’objectif est de valoriser leurs compétences respectives dans le cadre d’actions communes visant à promouvoir l’amélioration de la sécurité et de la santé des salariés.
2007 : consécration de la pluridisciplinarité
Le 1er janvier 2007, l’ACMS se dote d'une Direction de la coordination pluridisciplinaire (DCP) regroupant les intervenants en prévention des risques professionnels (IPRP). Ces IPRP mettent en œuvre les compétences techniques et organisationnelles nécessaires à la prévention primaire des risques professionnels. L’action complémentaire des médecins du travail et des IPRP permet d’offrir, à la fois, une meilleure protection aux salariés et de meilleurs conseils aux employeurs.
Cette même année voit la naissance du GESMED (Groupe d’études spécialisées pour le maintien dans l’emploi et le diagnostic), structure d'appui mise à la disposition des médecins du travail de l'ACMS pour répondre à des problématiques spécifiques : maintien dans l'emploi, aide au retour à l'emploi, aide à la décision d'aptitude, prévention des maladies professionnelles...
Des collaborations multiples
Au fil des années, l’ACMS développe de plus en plus de projets en partenariat avec les autres acteurs de la santé au travail. Tout en poursuivant ses travaux avec la CRAMIF, l’ARACT et la DRTEFP d'Île-de-France, elle signe deux nouvelles conventions en 2007 :
- l’une avec Yvelines Santé Travail afin de mieux accompagner employeurs et salariés du secteur des services à la personne dans l'évaluation et la prévention des risques professionnels ;
- l’autre avec le réseau Prévention Main Île-de-France afin de contribuer à l’amélioration de la prise en charge des personnes atteintes d’un traumatisme ou d’une maladie professionnelle de la main ou du membre supérieur et d’optimiser le maintien dans l’emploi.
D'autres collaborations sont encore initiées avec :
- l’Institut inter-universitaire de médecine du travail de Paris Île-de-France pour la prise en charge de situations relevant de la psychosociologie du travail ;
- l’Union des industries chimiques (UIC) pour des actions de sensibilisation à la prévention des risques auprès de ses adhérents ;
- l’Union des industries mécaniques et métallurgiques (UIMM), notamment pour informer les chefs d’entreprise sur les apports de l’ergonomie ;
- le Groupement des industries métallurgiques (GIM) ;
- ou encore la CGPME d'Île-de-France pour des actions de sensibilisation des dirigeants de TPE-PME à l'évaluation et à la prévention des risques professionnels...
Plus globalement, l'ACMS s'investit dans le projet Equal-Alliages dont l'ambition est de lutter contre toutes les formes de discrimination et d'inégalité dans le monde du travail en Europe : études et expérimentations, création d'outils d'information destinés aux employeurs et aux salariés, édition de l'ouvrage Age Santé travail...
En 2008, une convention de partenariat est signée avec le Réseau multidisciplinaire des départements Essonne et Seine-et-Marne (ROMDES). Ce réseau a pour mission d'organiser le dépistage et la prise en charge multidisciplinaire des patients adultes obèses dans le département de l’Essonne.
La nécessité de se réunir pour travailler ensemble se faisant de plus en plus sentir, l’ACMS contribue en 2008 à la création d’Alliance Montesquieu, réseau de coopération et d’échange d’expérience regroupant 23 (puis 27) services interentreprises de santé au travail franciliens qui se proposent, notamment, d’agir de concert sur les priorités régionales, dont la prévention de la désinsertion professionnelle.
La Démarche de progrès est lancée
L'année 2008 est aussi marquée par le coup d'envoi de la Démarche de progrès, démarche qui doit se déployer sur plusieurs années et qui doit permettre à l'ACMS d'adapter son organisation et ses prestations, selon un processus d'amélioration continue, afin de mieux répondre aux enjeux de la prévention. La première étape est franchie avec succès : au terme d'un audit, réalisé par un évaluateur d'AFNOR Certification, l'ACMS obtient son attestation d'engagement en novembre 2009. La seconde étape est lancée en 2010...
Aujourd'hui, l’ACMS est reconnue comme un interlocuteur de référence pour toutes les questions touchant à la mise en œuvre de la pluridisciplinarité, la prévention de la désinsertion professionnelle ou la traçabilité des expositions professionnelles. Son expertise est régulièrement sollicitée au plus haut niveau de l’État.

