Ambiances thermiques

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Le corps humain réalise son évaluation de la situation thermique sur la base des sensations et informations d'origine nerveuse. La sensation de confort thermique est ainsi le produit d'influences liées à l'ambiance (température de l'air, température moyenne de rayonnement, vitesse de circulation de l'air, humidité ambiante) et à l'individu (activité physique influant sur le métabolisme énergétique, isolation due aux vêtements)..

La norme élaborée par l’Agence Française de NORmalisation (AFNOR) NF X 35-102 relative à la conception ergonomique des espaces de travail en bureaux fournit des valeurs chiffrées d'ambiance thermique acceptable pour le confort, mais précise toutefois que : "en raison des différences individuelles, il est impossible de spécifier une ambiance thermique qui puisse satisfaire chacun".

Parmi les facteurs liés aux individus, la taille, la répartition des graisses au niveau cutané, le sexe, l'âge, l'acclimatation sont susceptibles d’influer sur les sensations, mais leur importance reste très discutée.

Confort et inconfort thermiques

L’inconfort thermique ressenti par une personne peut être aussi causé par un échauffement ou un refroidissement local non désiré ou excessif d’une partie spécifique de son corps (courant d’air dans le cou ou les épaules, pieds froids, différence de température de 3°C entre le côté droit et le côté gauche,…).

Le confort thermique n'est donc pas un critère rigoureux, puisqu'il peut être obtenu dans des situations très différentes. On peut le définir simplement comme l'absence de sensation d'inconfort.

Les risques liés aux ambiances thermiques de travail sont à prendre en compte dans l’évaluation des risques professionnels d’une entreprise. Ils peuvent être à l’origine de diverses atteintes à la santé (malaise, hypothermie, hyperthermie, déshydratation, …), ou provoquer seulement une gêne continue ou passagère.

Trois types d’ambiances thermiques sont à considérer.

Qualité de l'air intérieur

D’autre part, la Qualité de l'Air Intérieur (QAI) dans des bâtiments permet de satisfaire les exigences de santé et de confort et aide à la conservation des locaux.

Cette qualité de l'air intérieur dépend des concentrations des composants gazeux, liquides ou solides en suspension.

Certains composants gazeux sont normalement présents dans l'air: azote (78%), oxygène (21%), argon (0,9%), gaz carbonique (0,03%), ozone et vapeur d'eau (traces). Mais, pour préserver la qualité de l'air, ils ne doivent pas dépasser un certain seuil de concentration.

D'autres sont des polluants qui ne sont pas des composants naturels de l’air, mais à cause de certaines sources d’émission, peuvent être présents, de manière ponctuelle ou continue dans les locaux de travail. Nous pouvons avoir à faire à des gaz mal odorants ou sans odeur, leur caractère incommodant n’est pas lié à leur dangerosité. Comme polluant, citons  les gaz ou liquides ou solides en suspension nocifs pour la santé ( Monoxyde de Carbone, Sulfure d’Hydrogène, Oxydes de Soufre SO2 et SO3, Oxydes d’azote NOx, Composés Organiques Volatils (COV), dont des hydrocarbures réputés dangereux tels que le benzène, le toluène et le xylène (BTX), le formaldéhyde, les poussières, les fibres,…).

La présence de ces polluants n’implique pas nécessairement des conséquences sanitaires. Leurs effets dépendent du type de polluants, de leur concentration, de la durée d’exposition (temps passé en présence du polluant) et de la sensibilité de chaque individu.

Certaines populations sont plus sensibles que d'autres, en particulier les enfants et les femmes enceintes, les individus souffrant d’allergies ou d’asthme, les personnes sensibles aux produits chimiques; les personnes ayant une maladie respiratoire ou cardio-vasculaire; les personnes dont le système immunitaire est altéré et les personnes recevant certains traitements médicaux permanents (exemple : diabétiques).

A noter : les températures extrêmes (peuvent être considérées comme telles les températures supérieures à 30°C ou inférieures à – 10°C) constituent un facteur de pénibilité au titre de l’environnement physique agressif (Loi portant réforme des retraites / décret du 30 mars 2011).